Première partie d’un texte remanié qui a été publié dans “Au fil des Labs #1″, recueil de réflexions des experts des Labs de la Hadopi.
Il est intéressant de constater que Internet ou pas, les mêmes causes reproduisent les mêmes effets et que face au manque de réflexion et d’action, on en vient à promouvoir n’importe quoi, pour apparaitre différent et moderne. Comme si les débats (mauvais) autour de #Hadopi avaient clivés la société en deux. Il y aurait les pour et les contre. Les POUR qui seraient contre l’Internet et le “partage” et les CONTRE qui seraient pour une autre répartition de la valeur, grâce à une utopie, même pas, séduisante : la licence globale.
Se déclarer contre Hadopi est toujours aussi “in” dans les diners mondains, comme de prôner un nouveau mode de partage qui consisterait à autoriser tout, sous réserve de non marchand, en taxant le supposé riche (le numérique, les opérateurs, l’Internet), pour donner au pauvre : le créateur, de façon à lui assurer un “salaire minimum garanti”.
Le prix de l’utopie et de la liberté, sans doute.
Aussi, je traiterais dans ce billet, une dernière fois, de l’état des lieux, du constat et je tenterais de donner, non exhaustivement, quelques pistes pour comprendre comment nous en sommes arrivés là. Il s’agit d’aller un peu plus loin que l’évidence qui en arrange plus d’un et qui consiste à dire que le camp d’en face sont des voleurs et/ou des imbéciles.
Le prochain billet sera plus “central” et potentiellement intéressant, je l’espère, car je tenterais d’esquisser une proposition, une organisation nouvelle que seule permet l’Internet pour repenser le droit d’auteur, la création, la circulation des oeuvres au XXIème siècle : n’ayons pas peur des mots.
J’attends avec impatience d’ailleurs de voir les réactions … cela sera très enseignant pour mon troisième billet : et demain ?
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