C'est long comme lacune ...

Jean-Michel Planche's blog

Tuesday
Feb 09th
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Home From my balcony Juste pour rire Dans la série : Grandes écoles, mes amies ;-)

Dans la série : Grandes écoles, mes amies ;-)

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Les chroniques racontent qu'en 1994 aurait eu lieu un challenge d'aviron entre l'équipe de rameurs de l'ENA et ceux d'une université lambda de "Province". Les rameurs de l'Université brillèrent dès le départ, et arrivèrent avec une heure d'avance sur l'équipe Enarque...De retour dans les locaux de l'ENA, le Comité de Consultation se réunit pour analyser les raisons d'un résultat si imprévu et déconcertant.

Leurs conclusions furent les suivantes :

 

  1. L'équipe universitaire était formée d'un chef d'équipe et de 10 rameurs...
  2. L'équipe de l'ENA était, elle, constituée d'1 rameur et de 10 chefs d'équipe.

La décision fut portée à la sphère de planification stratégique pour l'année suivante, avec une réforme dont les répercussions se feraient ressentir à tous les niveaux de la délégation.

En 1995, lors du départ du nouveau challenge, l'équipe universitaire reprenait une fulgurante avance.
Cette fois-là, l'équipe Enarque arrivait avec 2 heures de retard...

La nouvelle analyse du Comité de Consultation rendait les constatations suivantes :

  1. Dans l'équipe Universitaire, il y avait 1 chef et 10 rameurs.
  2. L'équipe de l'ENA, suite aux réformes décidées par le Comité de Consultation et approuves par la haute sphère de planification, comprenait :
  • Un chef d'équipe
  • Deux assistants au chef d'équipe
  • Sept chefs de section
  • Un rameur
La conclusion du Comité fut unanime et lapidaire:

"Ce rameur est un bon à rien".

En 1996 se présentait une nouvelle opportunité pour l'équipe Enarque. En effet, le Département du Haut Management de l'ENA, en collaboration avec le Département de Recherche sur les Ressources Humaines de cette même école avaient mis au point une stratégie novatrice qui améliorerait sans aucun doute possible le rendement et la productivité, grâce à l'introduction de substantielles modifications dans la structure. C'était là la clef de voute du succès, l'aboutissement ultime d'une méthodologie qui ferait pâlir d'envie même les meilleurs managers au monde...

Le résultat fut catastrophique. L'équipe Universitaire arrivait cette fois avec 3 heures d'avance sur l'équipe énarque.
Les conclusions furent effroyables :
  1. Dans un évident but de déstabilisation spéculative, l'équipe universitaire avait opté pour la formation traditionnelle : 1 chef d'équipe et 10 rameurs
  2. L'equipe Enarque avait introduit une formation avant-gardiste :
  • Un chef d'équipe
  • Deux consultants Qualité
  • Un auditeur en empowerment
  • Un superviseur de downsizing
  • Un analyste de procédures
  • Un technologue
  • Un contrôleur
  • Un chef de section
  • Un technicien chronomètre
  • Un rameur

Après plusieurs jours d'épuisantes réunions et autant de séances de brainstorming, le Comité décidait de punir le rameur en lui supprimant ses bourses d'étude et en le radiant de l'Ecole, dont la Grandeur et Réputation risquait de se voir ternie par une telle incompétence.
Lors de la réunion de clôture, le Comité, appuyé par le corps enseignant, statuait :

 

"Pour le prochain challenge, nous engagerons un nouveau rameur, mais par le biais d'un contrat d'Outsourcing, de manière à éviter toute friction syndicale et d'esquiver tout contrat de travail et charges sociales qui en découlent, éléments qui, sans aucun doute, ont jusque là dégradé l'efficacité et la productivité de nos ressources"
 
Comments (4) Comments are closed
4 Monday, 09 November 2009 15:39
Rattanak
on ne s'en lasse pas :)
3 Friday, 16 October 2009 23:12
~bd+~

Intarissable. Bien vu de la ressortir car elle est toujours d'actualité.

Je l'avais raconté à des copains pour leur expliquer pourquoi on échouait à chaque fois à la Coupe de l'America.

Va comprendre Charles... 

2 Tuesday, 13 October 2009 14:00
Miles
ROFLMAO!
1 Tuesday, 13 October 2009 08:46
Olivier Ezratty

L'histoire est plus ancienne... je l'ai entendue lorsque j'étais étudiant à Centrale, entre 1982 et 1985...

Mais elle est effectivement toujours d'actualité. 

Quelques variantes à l'histoire dont ta version semble être une version mise au goût du jour :

- Tu remplaces les énarques par des X. L'effet est similaire.

- Tu remplaces le Comité de Consutation par un gros cabinet de conseil genre McKinsey. 

- Tu remplaces la conclusion "Le rameur est bon à rien" par "Le rameur manque de motivation".... 

Hot ...

 

Loppsi 2 & Internet : Appel du 27 Avril 2009

En aucune façon je ne me prends pour le Général de Gaulle, mais pour aider au travail de mémoire et d'indexation, il m'a paru plus intelligent (ie: plus dans la façon traditionnelle de faire les choses) de publier directement le texte intégral de mon intervention "publique" en préalable à l'adoption inévitable (non je ne suis pas pessimiste, mais réaliste) du maintenant article 4 de la LOPPSI 2. (consultable par ici)

 

Après l'Hadopi, la Loppsi : l'an I de l'Internet sans majuscule

Après la vache folle en 1985, la dissolution de l’assemblée nationale en 1997, la tempête de 1999, la bulle dite Internet de 2000, le 11 Septembre 2001, le SRAS en 2003, les crues de 2005, l’année 2009 promet que l’on dépasse toutes les plaies d'Egypte réunies : la tempête encore, la crise mondiale, l’hadopi, les tremblements de terre, la grippe du porc ... et maintenant, 27 Avril 2009, 17 heures et des poussières, l’an I de l’Internet nouvelle génération a sonné : j’ai nommé : LA LOPPSI : la loi pour la performance de la sécurité intérieure !!!

 

Ma position sur l'Hadopi : en 2 mots et en preuves

DEFINITIVEMENT : JE SUIS CONTRE LE PIRATAGE, JE SUIS CONTRE L'HADOPI.

 

Non à la commercialisation du gratuit ?

Quand j'avais vu ce titre d'une "humeur" de Monsieur Allègre, je pensais qu'il allait nous parler du vivant, de la brevetabilité et de choses intéressantes. Mais quand je suis revenu, un peu plus tard, au calme, sur cet article, les bras m'en sont tombés. Comment, au 21ième siècle en arrive à rédiger et penser et pire même expliquer à d'autres de telles choses ? J'ai voulu faire un commentaire sur le Point, l'initiateur de cet article, mais j'étais limité à 3.000 signes ... aussi, voila ma réponse mais je vous conseille de d'abord lire l'article de Monsieur Allègre ici.

 

Très haut débit, et maintenant ?

"Et maintenant ... que vais-je faire ..." et maintenant que nous avons un brillantissime rapport de l'arcep de 115 pages sur "l'investissement, l'innovation et la concurrence en route vers le très haut débit", qu'allons nous faire ?

 

Il faut sauver le soldat Internet !

 

Hymne du très haut débit

 

My digital Life

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