A propos

Ayant très vite attrapé le virus de l’informatique et comprenant qu’il valait mieux me faire confiance, qu’au sentiment d’un recruteur voyant mon CV ne mentionnant aucun diplôme "remarquable", (tendance Universitaire / Physique) je me suis dit que le mieux était que je crée mon propre emploi en exploitant mes capacités naissantes … l’informatique.

Il s’agissait à l’époque de réaliser des logiciels à façon et si d’aventure on espérait en vendre un nombre supérieur à un, d’appeler cela un pro-giciel. Je suis donc l’auteur de différents logiciels de gestion (dont l’un pour la société de Karl Lagarfeld lorsqu’il a créé sa propre marque) mais aussi de systèmes plus complexes comme un décompilateur de sources Multilog appelé Quid-Source.
J’ai donc collaboré à différentes aventures, jusqu’à la création de ma première société : APYSOFT.
Pourquoi APYSOFT, tout simplement parce que la mission était de faire les softs les plus "cool" … cool / Fonzy / Happy Days … vous y êtes ?
Assez vite, j’ai fait des choix de passion, c’est à dire des choix anti-économiques, par exemple : Unix et au départ Unix microport, puis BSD/386 … C’est sûr Novell ou Microsoft auraient été des choix plus "payants".

Ensuite, quand j’ai vu arriver le NeXT de Steve Jobs, j’ai lancé une nouvelle activité, un NeXT Center, comme ils disaient à l’époque : WIMSEA

Et enfin, NeXT et Unix conduisaient à l’évidence : INTERNET … et je n’ai eu de cesse que d’en démocratiser l’accès et contribuer à sa généralisation massive, partout avec OLEANE.

OLEANE a été un tel succès que j’ai dû m’y consacrer totalement, si bien qu’après quelques années très difficiles (1991 – 1996), nous sommes progressivement parvenus au rang de N°1, juste derrière France Télécom et sa filiale Transpac. En 1997, UUNet nous a abordé, au travers de notre partenaire (Public IP EXchange) qu’il venait de racheter pour … nous racheter. La situation s’est compliquée quand UUNet s’est, lui même, fait absorbé par MFS Communication, puis engloutir par Worldcom. Nous avons réussi à rester à l’écart de ces grands mouvements de consolidation et avons alors décidé d’entamer un processus d’introduction en bourse. (fin 1997)

Ce processus s’est arrêté de lui même lorsque nous avons cédé aux avances de France Télécom et sommes devenus en Mars 1998, "l’Internet Entreprise" du groupe, Présidé par Michel Bon à l’époque. Je garde d’ailleurs de nos échanges un souvenir très agréable. C »est même, en partie, grâce à lui, que nous avons préféré un destin Français à une sirène Anglaise, Allemande ou Italienne …
En effet, j’avais entendu Michel Bon dire qu’il voulait transformer la "Baleine France Télécom" en un banc de poisson. Ayant eu l’habitude d’être seul, entouré de requins, le banc de poisson, cela me parlait. C’était même toute mon idée, être un des poissons du banc et que le groupe nous aide à "tirer des tuyaux" partout où nous en aurions besoin.

Je suis resté deux ans, renouvellé dans mes fonctions. Le nombre d’abonnés a continué à plus que doubler tous les ans, la taille de la société aussi, ainsi que son chiffre d’affaire.
Puis, il était temps de passer à autre chose. Nos visions commençaient à diverger et d’un commun accord, j’ai quitté le groupe pour … recréer des entreprises, bien sûr et dans le secteur de l’Internet.

J’ai créé Tancred Venture, qui est un incubateur / fond d’investissement d’un genre nouveau et dont la vocation est d’explorer des terrains inconnus, avant que les VC ne s’y intéressent. C’est ainsi que j’ai pu participer aux financements d’Algety Télécom ou de NetCentrex, mais très vite je suis passé à la vitesse supérieure … repartir d’une feuille blanche.
Nous avons alors créé avec Marie-Véronique Lacaze, mon ancien Directeur Général d’Oléane : WITBE, qui signifie tout simplement "Who Is The Best".
Nous avions compris qu’avec l’adoption massive des technologies issues de l’Internet, les professionnels allaient avoir besoin de nouveaux systèmes de supervision et de monitoring. En effet, l’Internet révolutionnait complètement la façon de concevoir et d’exploiter un réseau. Nous ne pouvions plus être orientés "moyen", comme au début. Il fallait être orientés BUT. Ce que n’avait pas vu la plupart des équipementiers et des éditeurs spécialisés, c’est que lorsque Vinton Cerf et les autres s’étaient mis à réfléchir autour du concept d’Internet Protocol, ils l’avaient fait dans une démarche non déterministe. Ils souhaitaient que les services puissent être rendus même si l’infrastructure sous jacente était partiellement en panne. La messe était donc dite. La qualité de service ne serait jamais plus structurante de la qualité DES services et ne pourrait plus s’extrapoler de la couche transport. Nous avions anticipé les attentes des consommateurs qui préfèrent les services de qualité à la qualité de service.

Cela a mis de nombreuses années à être expliqué, mais je pense que 8 ans après, nous y sommes. La plupart des professionnels comprennent bien la différence d’approche et l’intérêt des technologies de WITBE. Cette période a été très difficile car nous avons dû surmonter l’éclatement de différentes bulles, une crise de confiance effroyable, le 11 Septembre. Nous avons dû quasiment créer le marché, même si le besoin était là. Nous avons eu besoin de lever beaucoup d’argent pour pouvoir maintenir une R&D forte en France et une société avec les moyens de ses ambitions.
Aujourd’hui, je ne prétendrais pas que nous sommes arrivés et que nous pouvons nous reposer, bien au contraire. Nous sommes maintenant (Février 2008) 65 personnes. Nous avons 1.800 systèmes en opération dans plus de 30 pays dans le monde. Et surtout, nous avons une avancée technologique que la plupart de nos amis équipementiers n’ont pas, trop enfermés dans leur vision "network centric".

Nous avons ainsi développé une véritable PLATEFORME DE SERVICES, qui permet de penser un système de supervision comme un véritable SYSTEME D’INFORMATION OUVERT (et non une application fermée). Nous avons depuis 2000 inauguré le modèle économique du "Software As A Service". (SAAS) Et surtout, jour après jour, autour d’une équipe incroyable, nous bâtissons une expérience et des produits uniques qui permettent de traiter tout type de problématique client :

  • de l’Internet à l’Intranet
  • des Services aux Usages
  • de la Voix à la Vidéo
  • de la Télévision au Streaming
  • de l’ordinateur au mobile
  • Pour rester en avance de phase, je passe beaucoup de temps à l’extérieur, avec des clients, des groupes d’intérêt, des think tanks comme la Fing .

Quand cela m’est possible et lorsque l’on me demande de m’engager, je n’hésite pas à le faire, comme au sein de la CCRST (la Commission Consultative des Réseaux et Services de Télécommunications) placée auprès de l’Arcep, le groupe Stratégie de l’Afnic que je préside ou le Club Français des Entrepreneurs des Télécommunications dont je suis Président d’honneur.

Nota pour ceux qui ont envie de rejoindre l’aventure de ceux qui ont un blog ET une activité professionnelle ET une famille ET des amis … le monde ne sera plus jamais comme avant. Tenir un blog est une affaire sérieuse et à ce jour, cela m’a coûté :

  • 12 jours, 4 heures 41 minutes et 12 secondes de mon temps,
  • 2 prises de têtes avec MySQL, PHP and co sur MAC Server,
  • 5 nervous breakdown à cause de mes DNS,
  • Une bouteille de Génépi pour que Paul me fasse fonctionner tout cela sur une architecture pro … (réseau witbe (AS15436), un centre d’hébergement sécurisé, un serveur dédié (un robot Witbe en fait) …)
  • 54 retards à des repas en famille ou à des rendez-vous,
  • 104 moments privilégiés avec mes proches perdus,
  • Potentiellement quelques milliards de gens que je ne connais pas et qui me détestent déjà,
  • Un constructeur de disque dur multimédia reconnaissant (il faut bien que quelqu’un lui dise qu’il doit arrêter son truc),