Encore un de moins …

Jean Rochefort. Qui ça me diront les plus jeunes ? Pas difficile à trouver sur “Internet” et déjà ici, où j’ai repris l’illustration.
Je me rends compte combien il est difficile d’expliquer la disparition de ces “monuments”, à ceux qui n’en ont pas été les contemporains.
Bien sûr, il était un grand artiste. Si quelqu’un se penche sur sa flimographie, il verra des films de qualité variables mais un très bon acteur. Et à part ça ?

 

A part cela, ce qui est formidable avec ces artistes, c’est de voir comment ils ont accompagné leur époque. Pour moi, il s’agit plutôt de la période 1970 avec :

On regarde ces films d’un air distrait. On les voit, on les revoit, jusqu’à la lie même. Jusqu’à les juger ringard et ne plus vouloir les revoir.
Et puis on en arrive à faire l’amalgame entre l’artiste et son film. A ne pas comprendre le besoin “alimentaire”, les films “avoine”, comme le disait Jean Rochefort.

On confond, comme bien trop souvent ce que font les gens et qui ils sont.
Et quand ils “partent”, on se prend à regretter de ne pas les avoir connu ou même juste vu, “en vrai”. On se prend à une nostalgie. Du temps d’avant ? je ne le crois pas. Du temps qui passe ? je ne sais pas. Du temps perdu. De ce que l’on a pas fait avec ou pour les siens ?

Je ne pensais pas que le départ de Rochefort me ferait revivre cela. Je n’ose même imaginer ce que dois vivre un Delon, à la disparition de ses copains, un à un. Lui qui dit ne plus vivre, mais sur-vivre à cause de cela.
Pour moi, il ne s’agit pas de copains, mais de gens qui m’ont accompagnés et qui ne sont plus là. De morceaux de mon histoire, en filigramme :

  • d’André Raimbourg, alias Bourvil,
  • de Lino Ventura,
  • de Michel Colucci, alias Coluche,
  • de Daniel Balavoine
  • de Lucien Ginsburg, alias Serge Gainsbourg,
  • de Jean Carmet, …
  • Avec deux mentions spéciales pour Coluche et Balavoine.

    En fait, c’est bien Jean Rochefort qui a raison, à la fin du films Floride que je viens de revoir, en disant, depuis sa maison de retraite en région parisienne: (il faut revoir le film pour comprendre)

    “c’est vraiment beau la Floride”.

    Oui, c’est vraiment beau la Vie, là, ici, maintenant.

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