Si l’Internet nous a appris à écrire, comme le disait fort justement le camarade Bayart, je me demande qui va nous apprendre à lire et à comprendre ?
C’est en effet curieux ce sentiment que l’histoire se répète ou plutôt bégaye, comme le dit le célèbre X. Dalloz. Impression que l’on n’apprend pas de nos errances erreurs passées. Que sans cesse, c’est le tourbillon de nouvelles légitimités, de bruits, on zappe, on traite de l’écume des jours et au final … rien. Ou pas grand chose, soyons juste.
Prenez par exemple :
- cet article que j’ai écris il y a maintenant 2 ans et qui semble bien à propos en ce moment, résultat : rien. Aucun destinataire du monde politique n’a eu l’amabilité ou la curiosité de me contacter en retour pour avoir plus de précision,
- ce billet, appel au secours … rien. 2 ans de perdu, pour voir se reproduire les mêmes erreurs et le même sentiment que nous n’existons pas,
- cet avertissement … nada mas. On est retombé dans les mêmes pièges, erreurs,
- ce petit conseil à un Monsieur trop pressé … rien. Pas même un petit mot, comme savaient le faire certains hommes politiques avant. Les bonnes manières se perdent sans doute ou alors, on ne lit ou on ne croit que ce que son premier cercle produit,
- et plus récemment, mes réflexions sur les lois en “i” vues de près … résultat NEANT absolu.
J’arrête là les exemples car la naissance de ce blog tient plus de la volonté de mémoire que de celle d’exister futilement. LISEZ LE, parcourez les liens, vous comprendrez ensuite plus facilement ce que je veux dire. Il me serait bien plus facile, au moins pour ma gloire personnelle, de faire un N-ième blog partageant quelques anecdotes, encensant les startups, les ptits gars, en leur faisant croire que tout va bien et qu’ils seront le nouveau Google. Je les pense bien plus intelligents que cela, pour ne pas en avoir besoin et avoir compris le problème.
Alors on pourra me dire que ce n’est pas tout à fait vrai. Que tout ceci, gouttes d’eau dans la mer, participe à la prise de conscience collective. Que des batailles se gagnent (ACTA and co …), que cela progresse, doucement, mais dans le bon sens. Oui, sans doute. Mais plus qu’insuffisamment. Et voyant la situation s’agraver jour après jour, je n’ai pas l’impression que beaucoup voient que nous n’avons plus le temps de jouer. Ni même que le numérique est, ce qui peut détruire mais ce qui reconstruit et nous sauvera.
En France, nous avons TOUT mais nous mourons de notre incapacité à travailler ensemble. Et manifestement, changement ou pas, nous ne l’avons toujours pas compris.
Tout ceci n’est pas qu’une question d’infrastructure. C’est déjà plus ici que les choses se passent et depuis un bon moment déjà.
On pourra me dire aussi que je vitupère, que c’est encore “un coup de gueule” … non, rien de tout cela. Ou si peut être, mais c’est le dernier et juste une petite mise au point, car pour moi, c’est trop tard. Je n’attends plus rien, je fais avec. Vous l’avez sans doute constaté depuis le début de l’année. Mon capital patience et altruisme est dépassé. Je le reconstruirais sûrement un jour dans l’humanitaire ou avec Paul Watson pour sauver les baleines, mais pour le moment, il est temps de sauver les meubles. Rassurez vous, cela ne veut pas dire que j’accepte. Ma capacité d’indignation est intacte.
En tous les cas, une chose et sûre et me fait bien plaisir … nous (l’Internet = user centric) avons gagné. Envers et contre tous. Mais, “ils” ne le savent pas encore. Ils essayent de faire encore durer le plaisir et de remplacer un formidable potentiel par un gigantesque gâchis brownien. (la célèbre force qui crée plus de chaleur que de mouvement).
Et après, on dira que cela favorise les Américains … non, là c’est trop.
La déconstruction, la marche arrière est impossible. La relève est là … si elle accepte de savoir lire, peut être aidé par les anciens
… et si on ne finit pas de la dégouter de rester.





