Ca va taxer

Et oui, c’est le changement. Hier, on parlait plus de filtrer, couper et taxer. Aujourd’hui, le triptyque à la mode semble plutôt être, dans cet ordre :

“Ca va taxer, filtrer …
mais on ne coupe plus … valeur trop de droite et trop peu humanitaire et puis sinon, comment taxer et filtrer ?
(enfin, on réfléchit ;-) )

J’avais commis dans le passé, sur une ancienne version de mon blog un petit billet “coupe, coupe brother”, j’avais même trouvé l’hymne officiel : “Et couper c’est ton boulot …”, mais aujourd’hui, on va changer de braquet pour au moins deux raisons :

  1. Il faut trouver de l’argent et vite et par tous les moyens …
    Et oui, les promesses électorales, cela se paye ou pire, pour leurs auteurs, cela se dénonce quand elles ne sont pas suivies. Il parait que “l’héritage” est beaucoup plus grave (classique) que ce que l’on a voulu nous dire, donc on connait les coupables (les autres) et surtout les responsables, ceux qui vont payer : nous.
  2. Il faut trouver de l’argent … où il semble y en avoir. Prendre aux riches pour donner aux pauvres fait recette depuis au moins 1228. Et quel meilleur endroit que le numérique pour cela et son enfant maudit : l’Internet ?
    On peut regarder la Télévision sur un écran d’ordinateur ? Même mieux, les écrans d’ordinateurs prennent une forme stupide, le 16/9 … preuve que “c’est pour regarder la TV” … taxons !
    Mais au delà, j’avais promis de vous expliquer pourquoi les politiques, quelque soit leur courant allaient taxer le numérique. Tout simplement parce qu’il apparait, en fonction de leur sensibilité comme :
  • le salaud de riche qui se sert sans contribuer à quoi que ce soit et repars comme il est venu,
  • le nouvel eldorado de l’argent facile, qui doit être comme les autres, mis à la diète, au pain sec et à l’eau,
  • le voleur, celui qui dépouille le pauvre (l’artiste) pour donner aux riches: quand il est Européen on dira : l’actionnaire et quand il est Nord Américain : la grande multinationale, Apple / Google / Amazon / Facebook ou “le grand capital”.

Le numérique, est le cochon de nomade qui s’engraisse sur le dos du sédentaire. Celui qui vend et déplace la valeur où bon lui semble, en fonction de ses intérêts uniquement financiers. Il prend là où la main d’œuvre ou le produit est le moins cher pour aller vendre là où cela lui rapporte le plus. Et que l’on ne me dise pas que cette vision est de gauche, la comparaison entre le numérique et le nomade, c’est au centre que je l’ai entendue la première fois.

Et comme toujours, on a l’impression que “ça peut chémar”, comme les d’jeunes le disent. Comme le politique travaille dans l’instant et que leur champ d’action est de tenter de distordre la réalité pour créer un champ d’illusion transitoire, on s’occupe des conséquences des problèmes, mais pas de leurs causes. Ce serait trop long et trop incertain pour les élections futures. Thème trop souvent abordé sur ce blog pour que je ne change de sujet, dès le prochain billet, car là, je suis fatigué !

Et comme d’habitude, je finirais de la même façon :

L’histoire bégayer.
Les mêmes causes reproduisent les mêmes effets. Nous ne sommes pas sortis de l’illusion collective et de son artisan premier : la Garcimorade … du nom du célèbre magicien qui ratait tous ses tours en nous faisant rire.

Un magicien, vous savez, celui qui vous fait croire réelle la plus improbable illusion ? Celui que l’on applaudit en faisant semblant de ne pas avoir compris qu’il fallait regarder la main gauche agir pendant que la droite nous éblouissait. A moins que ce ne soit le contraire.

Jean-Michel Planche

French Entrepreneur, living now in USA (NYC) after many years (15 in software, 10 in Internet at operator level) to create Enterprise and promote Entrepreneurship and Internet values in France.
JM Planche is co-founder, President and Senior VP Strategy of Witbe : Next Gen. Quality Monitoring technology for all today critical services : Datas, Voice, Video / TV in fixed or mobile environment.

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