Les politiques et le numérique, ça finit pareil mais …
… mais cela n’a rien à voir, tant il me semble qu’aussi bien au niveau du fond que de la forme, tout est à revoir.
J’avais décidé de m’abstenir, devant l’avalanche de consultations en tout genre, de rapports, de projets de loi, de questions qui semblent ne pas trouver leurs réponses et surtout parce que :
- tout cela n’est pas si grave, quand on regarde comment tourne le monde,
- quoiqu’il arrive, si je raisonne maintenant égoïstement, mes proches et moi, nous aurons toujours le moyen d’exister LIBREMENT dans le monde numérique et de créer ce que nous voulons,
- j’ai un métier… et du temps à y consacrer pour devenir l’un des «champions du logiciel» que la France espère
En plein discours sur l’Hadopi, j’avais l’impression que nous avions tout dit.
Cela n’a pas empêché le n’importe quoi, tant au niveau du fond que de la forme. Et dont le triste résultat aura beaucoup de mal à s’effacer de nos mémoires, même si trop peu de députés ont b
ravé le mot d’ordre en leur âme et conscience et même si quelques-uns, ont rebranché le cerveau depuis et essayent de montrer qu’à l’UMP aussi, il y a des gens qui veulent
sereinement faire avancer les choses.
L’HADOPI était pour moi la main droite du magicien qui allait nous occuper, pendant que la main gauche agissait dans l’ombre et s’occupait à nous faire passer en douce :
- noyé dans un ensemble de mesures, pas forcément toutes scabreuses, le droit d’inspecter systématiquement tous nos échanges électroniques et de les sacrifier à l’autel des mieux connectés, dans la vraie vie. J’ai nommé : la LOPPSI
- une pseudo licence globale philosophique selon que vous soyez de gauche ou taxatoire, selon que vous soyez de droite… sans nullement tenter de comprendre les tenants et les aboutissants
Alors la semaine dernière, lorsque j’apprends que nos amis sénateurs vont débattre,
en douce de la LOPPSI, je m’inquiète, bien sûr. Et surtout quand ce matin, nos
amis, entérinent
la notion de blocage sans se préoccuper des effets collatéraux et surtout ne se demandent, si par hasard il n’y avait pas d’autres solutions.
Je me dis vraiment que l’on n’apprend pas de nos erreurs passées, ni même de vieilles maximes, toujours au goût du jour : «
les mêmes causes reproduisent les mêmes effets ».
En effet, même si la presse ne retient que l’aspect «passage en force», sans décision judiciaire, moi je retiens que l’on s’entête à ne vouloir comprendre et j’en arrive même à me demander si notre ami Billaut n’a pas raison, s’il ne faut pas un REBOOT 2.0 à tout cela.
Soyez rassurés « amis politiques », vous avez réussi : vous m’avez usé. Vous n’avez pas gagné, mais j’en ai assez de devoir répéter tout le temps la même chose et telle Cassandre, arriver à prédire (facilement d’ailleurs) le futur, sans que, pour autant, je n’ai l’impression que vous évitiez de vous prendre les pieds dans le tapis.
C’est à ce point caricatural que je me demande si vous le faites exprès ou si c’est génétique ou si cela s’apprend à l’école. Etant d’un caractère optimiste (je m’y force), je vais plutôt considérer la troisième option, qui me semble la moins définitive. Je me demande si à l’ENA ou dans quelques autres grandes écoles, il ne faudrait pas faire un peu (plus) de place aux sciences humaines et sociales, amener quelques notions de physique quantique et moins de mathématiques pour progressivement tenter l’éloge du doute et rebooter cette approche cartésienne, que je fustige trop souvent, au profit d’une démarche systémique.
A ce sujet, je me permets de vous signaler une
surement bonne conférence, du Forum Atena,
intitulée «les mers de l’incertitude» et vous mentionner la naissance prochaine d’un ouvrage, que j’écris en ce moment, sur
la Maîtrise de la qualité dans des environnements indéterministes…
Relisant mon billet, je me rends compte de sa lourdeur, mais je n’ai pas trop le temps de tenter de le simplifier… si ce n’est en disant, MAIS BON SANG (© JMP) ouvrez les yeux !!
En France, on se meurt de ne pas savoir s’organiser collectivement.
Faudra t’il un reboot final pour changer ce qui ne va pas et d’abord parvenir à ce que les politiques en terminent avec les oppositions de clans / de point de vue et de personnes pour en arriver à essayer ENSEMBLE de faire progresser le bateau ?
Bateau qui prend l’eau, mais dont les capitaines n’auront peut-être pas tous l’honneur de leurs collègues de la marine: celui de rester les derniers à bord, voire de sombrer avec ce qu’ils ont de plus cher, après Dieu et la vie de leurs passagers.
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Tags: internet, Loppsi, Politique
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