« Médias numériques: quels enjeux pour l’école ? »

En fait, j’aurais du faire cette note plus tôt, tant je trouve, les sujets abordés, par ce « Carrefour des usages péfdagogiques du numérique », passionnants et dont la réflexion est, pour une fois lorsque l’on parle du numérique, bien placée.

En effet, plutôt que de vouloir fustiger, contrôler ou faire du sensationalisme à audience, ici, on touche ce qui me touche … le numérique UTILE.

Bon, mais, n’étant pas un professionnel de la profession du « numérique à l’école » … qu’est-ce que je vais bien pouvoir raconter ?

Surtout que mon slot s’intitule : « les médias numériques … quels enjeux pour l’école ? »

Vais-je parler de mes premiers jours de vie commune avec un iPad ? après l’avoir fustigé, puis après avoir rendu (en apparence) les armes ?

Vais-je expliquer que « JE » n’est pas un média … et que les Facebookeries ne m’amusent plus depuis un moment déjà ?

En fait, je crois que je vais faire comme d’habitude et plutôt me concentrer sur l’essentiel :

  1. L’absolu besoin, si ce n’est nécessité d’appréhender le numérique dès l’école et pour moi le plus tôt possible … mais pas trop tôt. Je fixerais le démarrage entre le CE2 et le CM2. Après, c’est presque trop tard.
  2. De ne pas faire de la formation à une technologie ou à un acteur précis, comme on a trop tendance à le faire (ex: TO7, Microsoft, Google …), mais bel et bien de former les jeunes aux risques potentiels mais surtout aux opportunités du numérique.
  3. en tournant l’éducation vers la formation de CREATEURS et non simplement de CONSOMMATEURS car selon ce proverbe chinois, qui nous est rappelé par notre ami Dalloz :
« Dis-le-moi et je l’oublie
Montre-le-moi et je le retiens
Implique-moi et je comprends»
CREER est la meilleure facon d’impliquer et donc de COMPRENDRE …
CREER … c’est la liberté …

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3 Comments

Francois 2

mai 12th, 2010

« Le Numérique » (par opposition a L’Analogique = le reste du monde ?) est un terme fourre-tout cachant de nombreuses facettes employé a chaque fois qu’on ne sait même pas quelle question poser ;-)
Il ne faut probablement pas chercher a aborder ce terme de manière globale, mais bel et bien a le dissoudre dans les axes habituel de l’enseignement : apprentissage du contenu (culture), de l’outil (écriture, calcul …) et règles de vie (civisme, précautions …).
J’aurais donc tendance a le découper en quelques thèmes clef, qui trouveront beaucoup plus facilement leur place dans le découpage du thème de l’Analogique…
Commençons pas le contenu : on peut parfaitement apprendre dès le plus jeune âge a savoir « lire » les médias on-line comme les historiques off line analogiques… leçons de choses en somme… et appliqué a toutes les matières enseignées. On ne peut pas exclure qu’approfondir un cours d’histoire online puisse compenser certaine lassitude en ces cours ;-)
Ensuite, l’interface et plus généralement l’outil : ici, c’est tout un cycle depuis le primaire jusqu’au supérieur qui peut se décliner dans les différents cours déjà enseignés, de l’apprentissage de la souris (ou des interfaces tactiles iPadiennes ?) au début de l’enseignement (tout comme le stylo ou le pinceau), aux perfectionnement de ces techniques aux beaux-arts, en passant par les cours de technologie du collège, où on entrerait un peu plus dans quelques fondement visant aux futurs M. et Mme miche de se retrouver comme une poule devant un couteau dès lors qu’il faudra entre deux ou trois paramètres abscons dans une box fournie par son opérateur fétiche …
Enfin la philosophie : Ici, j’englobe tout ce qui va de sa propre protection, au concept de la vie en eSociété tel qu’apprendre a éteindre son iPhone au cinéma… Encore une fois, il faut vraiment que ce monde virtuel ne soit pas un espère de deuxième univers, mais bel et bien culturellement continu avec le monde physique. Pour cela, ll faut encore une fois, que chaque partie de l’enseignement qui aborde un sujet traite le volet virtuel en parallèle, en relevant les différences éventuelles, afin que cela devienne un réflexe et non un effort volontaire de changer de « mode de fonctionnement ». A quand un sujet de bac sur les implications du futur remplaçant de Twitter sur un quelconque sujet fumeux de société ?

A la finale, il me semble qu’il faut éviter l’écueil de la « matière » séparée, comme on l’a fait pendant des années avec l’informatique, aboutissant a un certain échec avec une énorme frange de la population décontenancée dès qu’une quelconque interface non analogique se présente a elle.

le « Numérique » n’est pas un autre univers, il n’est qu’une interface de plus de notre monde « Analogique ».

F2

Anne Delineau

mai 13th, 2010

Oui, et surtout le numérique, ce n’est pas « virtuel » : ce terme a permis un laisser aller notable, ou un rejet en bloc des pratiques pourtant bien réelles et sociabilisées de jeunes.

Bonjour,
Le ministère de l’éducation nationale certifie des logiciels selon le label « RIP » : reconnu d’intéret pédagogique.
De nombreux éditeurs proposent également des licences à prix cassés pour les écoles.
Pour moi, ces deux facteurs contribuent à former les élèves à un logiciel particulier et non à la démarche de réflexion permettant d’utiliser un logiciel équivalent.
Un exemple courant entre Office et Openoffice. Les cours permettent un usage avancé d’Office très utile en entreprise, mais pas d’OpenOffice (et inversement). Acquisistion de compétences certes, mais trop spécifiques.
Il faut ouvrir la culture informatique au sens large et non pas former à un logiciel précis malgré tout l’intérêt qu’il peut avoir.

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