Les infiltrés : Ce que je n’ai pas pu dire à la télévision

Aussi, ce n’est pas sans apriori et surtout espérant votre indulgence, que j’ai accepté de participer à cet exercice bien particulier qui consiste à tenter d’expliquer que COMME D’HABITUDE, Internet n’est pas la cause du problème et que COMME D’HABITUDE, Internet est un accélérateur, un facilitateur. Le problème y trouvant une partie de sa conséquence et assurément sa solution, pour partie.

Pourquoi je ne souhaitais pas participer ?

Lorsque j’ai été contacté par Capa.TV, qui faisait le tour d’horizon des iconoclastes du PIF (Paysage Internet Français), j’ai tout d’abord commencé par décliner. Poliment, mais fermement, tant j’étais certain :

  • que le média télévisuel n’était pas adapté à un véritable débat et surtout à la possibilité de faire avancer le sujet sérieusement,
  • que ce genre d’émission fait plus dans le sensationnel que dans l’analyse constructive, qui permet ensuite une action juste,
  • que j’avais déjà été «piégé» en pensant avoir le temps de dire quelque chose d’un peu construit et que j’avais toujours été frustré soit par la faible attention (ie: temps de parole) accordé, soit par la forme qui consiste à préparer quelque chose et parler d’autre chose, plus polémique,
  • que cela dériverait sur le mode «c’est la faute à Internet» … et que l’on ne chercherait pas plus loin des coupables ou pour le moins des responsables,
  • que la forme l’emporterait sur le fond … comme d’habitude et qu’il serait très difficile de dépasser l’émotion.

Pourquoi participer alors ?

Bref, cela ne m’intéressait pas beaucoup, tant j’étais certain du vrai risque que je prenais, eu égard au résultat.

Mais à y réfléchir deux fois, aidé par l’insistance talentueuse de mon interlocutrice, j’ai dis oui. En fait, principalement parce que ce sujet est pour moi LE sujet N°1 et que je m’y intéresse, si l’on peut dire, déjà depuis un moment, à plusieurs titres :

  • déjà parce que j’ai rencontré Internet, il y a déjà presque 25 ans et ma vie a alors été véritablement bouleversée. J’ai alors une reconnaissance inévitable pour ce modèle et surtout à coeur de défendre ses vraies valeurs qui m’ont séduites.
  • ensuite, pour avoir passé plus de 10 ans à évangéliser et surtout à participer à la création d’un Internet fort, en Europe, et à sa diffusion au plus grand nombre,
  • et enfin, parce que je suis père de 3 enfants et que je mesure la chance de ne pas avoir été directement confronté au sujet de l’émission de ce soir … mais je peux dire que je le connais, de façon indirecte, comme beaucoup trop de monde …

On m’avait promis que je pourrais m’expliquer, dire les choses comme je les pense et même parler  de la politique du gouvernement puisque … Madame Morano serait là … Ce dernier argument a fini de complètement me convaincre (humour) et je suis allé à l’enregistrement de cette émission, d’un pas un peu lourd, quand même et le coeur, pas trop léger.

Alors, cette émission, bonne ou mauvaise ?

D’un naturel optimiste, je dirais que j’ai été assez positivement surpris par l’émission … très pro, bon reportages, efficacité, top crédibilité. La nausée vient rapidement, c’était prévisible et presque évident. C’est le genre de reportage qu’il fallait certainement faire ou plutôt qu’il faut laisser dans l’inconscient collectif.
Comme je le prévoyais, il allait être difficile de surmonter l’émotion et surtout la nausée :

  • Nausée de voir autant de MALADES. Je ne m’épanche par trop dessus, si l’on peut dire, mais c’est à se demander si nous faisons partie de la même planète. La réponse est clairement non et c’est bon de le savoir.
  • Nausée de voir autant d’IRRESPONSABLES … je parle bel et bien de gens qui faire du fric veulent exister sur Internet et profiter d’un nombre de pages vues maximum et qui font n’importe quoi, en n’ayant absolument pas mis les moyens pour traiter correctement le sujet : les jeunes. Je considère que dès lors où l’on s’adresse à un public dit « de jeunes », on a des obligations toutes particulières. Obligations qui ne semblent manifestement pas être comprises ou suffisamment entendues. A cause de ces véritables incapables, nous gagnerons certainement une nouvelle loi en « i » (après la Davsi, l’Hadopi et la Loppsi) … qui ne réglera rien et retardera la prise de conscience véritable.

Bon reportage MAIS construction un peu bancale … ou plutôt trop orientée vers le même type de prédateurs : les malades / pervers / immoraux. Je sais la difficulté de l’exercice, mais à trop parler de ces salopards (excusez moi le terme), on risque d’en oublier l’autre partie des salopards : les professionnels de la profession : l’industrie du crime : ceux qui en font commerce. A ne montrer que l’angle des détraqués, on en oublierait qu’il s’agit d’une véritable industrie, compte tenu des masses financières en jeu et des moyens utilisés.

J’aurais préféré que l’on rentre plus et mieux dans le débat, il y avait tant de choses à dire et à dénoncer, de façon à parvenir à mettre tous les acteurs : gouvernement, système éducatif, parents, enfants, écosystème du numérique, marchands du temple …enfin, devant nos responsabilités !

Donc avis mitigé car l’ossature de l’émission est trop tournée vers la prise de conscience et l’émotion. Il serait temps de dépasser la dénonciation pour entrer dans le champ des possibles :

  • on en fait quoi des pédophiles ?
  • qui sont ceux qui « font de l’argent » avec la pédopornographie ?
  • comment lutter efficacement contre eux
  • comment protéger nos enfants ?
  • comment mesurer l’évolution du phénomène et le succès d’une politique sur le sujet ?

Cela dure depuis trop longtemps et effectivement, l’Internet est indéniablement un facilitateur. Il est donc urgent d’agir, mais d’agir juste. Pas de faire n’importe quoi en espérant qu’une ligne Maginot, illusoire, ne nous protège longtemps et durablement.

Malheureusement le coté « sensationnel » passe en premier

Ce que je crains toujours avec ce genre du sujet, c’est le coté volontairement alarmant, pour faire parler. D’ailleurs, il n’y a qu’à voir les chiffres qui sont donnés dans le site web de l’émission, qui même si elle s’intitule «pédophilie : les prédateurs», n’en dénonce néanmoins l’Internet comme un responsable un peu trop … facile :

  • 750 000 prédateurs sexuels connectés dans le monde
  • 480 000 sites pédophile en 2004
  • 200 nouvelles images par jour sur internet
  • 52% des parents inquiets face à l’utilisation d’internet
  • 26%des parents ignorent ce que font leur enfant sur le net
  • 72% des enfants surfent seuls sur Internet
  • 1/3 des enfants approchés sexuellement sur le net

Plus orienté, plus racoleur, ce n’est pas possible … c’est clair : C’EST LA FAUTE AU NET

Je dois dire que le reportage est heureusement mieux construit que la communication destinée à le faire regarder.
On en oublie presque l’Internet pour se concentrer sur l’essentiel … les malades assurément et pas assez à mon sens les enfants.

Alors, positif ou négatif ?
Il s’agit d’une bonne entrée en matière, que j’utiliserais à des fins pédagogique avec mes enfants ou même que je pourrais recommander à d’autres MAIS … Et oui, il y a un MAIS … cela fonctionne que si on accompagne le visionnage par la discussion et l’échange. Sinon le risque binaire est trop grand : soit de «couper» l’Internet, soit de passer à autre chose, en se disant … pourvu que j’en sois épargné.

Au final, quel impact sur la société ? On fait quoi demain ?

Comme prévu, je suis mi-figue, mi-raisin car je pense qu’au delà d’éveiller nos consciences … cela fait juste 20 ans que j’entends parler du sujet, nous devrions avoir enfin des expériences qui nous mettent face à nos responsabilités :

  • malades … de comprendre que l’anormalité assumée ou l’anonymat n’explique ni n’excuse rien. Un enfant est un enfant et doit demeurer sacré dans notre civilisation actuelle et je l’espère future aussi. Il y a encore quelques valeurs en ce bas monde et les droits de l’homme ont encore un sens. Je n’en dirais pas plus, ce n’est pas l’objet de ce billet. Rien n’excuse ces actes, ni même ces volontés, quelque soit la position sociale de l’intéressé … depuis un quidam moyen, un cadre un peu trop dynamique, jusqu’à un prêtre, voir un réalisateur de cinéma …
  • (ir)responsables … c’est à dire personne voulant faire commerce de services dédiés «enfants / ados» un peu trop rapidement. On ne peut pas TOUT faire ou laisser le n’importe quoi s’installer. La matière enfant est la plus difficile et demande un travail trop souvent négligé. Ne faites rien si vous n’êtes pas sûr de vous. Ce que j’ai vu est pitoyable. J’aurais pu dire criminel, mais je préfère conserver ce mot pour une autre catégorie. Là je vais juste employer le terme d’irresponsable et d’incompétent. L’histoire des modérations par des jeunes, c’est n’importe quoi … et on connait le sujet, depuis les premiers forums / groupes … de Calvacom en passant par les BBS et le Minitel. Un de mes voisins de reportage me soufflait que les enjeux se chiffraient entre 3 et 10 K€ … par jour pour les plus gros de ces sites. Mais quelle honte. Quand on veut faire du business sur le dos des enfants, on se doit d’être irréprochable. On a une responsabilité sociale infinie. Et j’associe ici les sites de «chat» avec ceux de jeux en ligne. L’argent des cours de récréation est délicat … très délicat. Si un jour vous vous prenez en pleine figure une nouvelle loi en «i» qui vous coutera très cher au passage (et à nous aussi par effet de bord), vous ne viendrez pas vous plaindre. Le volet LOPPSI / Filtrage est aussi né d’un besoin de commencer « quelque part » et de mettre une profession, qui ne voulait pas toujours entendre, face à ses responsabilités. Disant cela, je n’excuse pas la démarche (ie: pousser à légiférer à mauvais escient), même si je la comprends.
  • industries criminels, vivant entre autre de la pédopornographie et qui n’a pas été suffisament abordé par ce reportage. Il s’agit d’une véritable économie souterraine qui ne me semble pas être combattue avec la force, l’énergie et les moyens qui seraient nécessaires eu égard aux impacts catastrophiques sur ce que nous devrions avoir de plus cher. Je ne parle même pas du chiffre d’affaire supposé de cette industrie, on parlerait de quelques 20 milliards d’euro. Ne serait-il pas le moment de s’occuper VRAIMENT de ce sujet, avec les moyens et la volonté qu’il convient ?
  • Professionnels de la lutte contre la pédopornographie. Je me suis déjà beaucoup exprimé, mais pour rester bref, je voudrais juste dire à M. Aghroum, (commissaire divisionnaire, chef de l’OCLCTIC) que s’il veut éviter des réactions de Sherifs isolés et potentiellement dommageables, il est nécessaire d’arrêter le discours «on est suffisament armé». (sic). Même si je continue de penser que si tous ces pervers avaient vraiment la peur de tomber sur Bebert 50 ans, capitaine de gendarmerie ou … autre, au lieu de Jessica 12 ans, il y aurait peut être un début de changement. Mais surtout, le risque est que les politiques croient que « la situation est sous contrôle », comme ma voisine a maladroitement tenté de souffler 500 lorsque Pujadas m’a demandé de quelles ressources vous disposiez. Vous avez eu le courage de le dire 200 et surtout, l’intelligence de dire vraiment les choses … aucun de ces 200 NTECHs ne travaillent à temps plein sur ces affaires de pédophilie. Ils sont mobilisés autour des problèmes de cyber criminalités et à ce que j’ai compris de différentes discussions je dirais qu’en fonction de l’actualité, en moyenne, ce sont 10% des effectifs qui travaillent sur le sujet qui nous intéresse.
    Soit 20 personnes … est-ce bien raisonnable ? Non bien sûr et vous le savez.
    Mais il est maintenant urgent de dire aux politiques d’affecter les moyens et l’intelligence où cela fait vraiment sens. Quand je vois l’argent que va nous coûter l’HADOPI, pour rien, je me dis quelle indécence de ne pas pouvoir consacrer le budget nécessaire et les ressources suffisantes à :
  1. vous aider au quotidien dans vos tâches difficiles … plus d’hommes, plus de formations, plus de matériel, plus d’infrastructure, plus de méthodes, plus de compétence, moins d’enquêtes qui n’aboutissent pas faute de moyens … mais ceci ne veut pas dire autisme. Je ne comprends pas pourquoi il semble toujours aussi difficile d’accepter d’être aidé et de réfléchir ensemble à des solutions de moyen terme.
  2. la formation de nos enfants à ces risques, mais aussi à ce potentiel permis par l’Internet et le numérique. Ce qui est fait aujourd’hui est certainement intéressant, mais parfaitement insuffisant. Il est urgent de comprendre qu’il faut arrêter la langue de bois et les demi-mesurettes. Comme je l’ai dit dans le reportage, le premier rempart aux pédophiles, ce ne sont pas les parents mais … LES ENFANTS. Il faut comprendre cela pour pouvoir imaginer un dispositif efficace, associant tous les acteurs, y compris les parents. Penser que l’on va tout résoudre, grâce à quelques mesures simples (contrôle parental, ordinateur dans le salon et parents impliqués) est illusoire. C’est mieux que rien, assurément, mais attention que nous ne nous contentions pas de pas grand chose …
  • Politiques : J’y ai souvent cru, j’ai souvent passé beaucoup de temps et trop souvent … pour rien. Les exemples, j’en ai à la pelle et je garde cela pour «mes mémoires» … mais quand je relis ce que j’ai écrit sur la LOPPSI, les risques de faire entendre une voix différente et le résultat … je m’étonne. AUCUN politique de premier plan (ni même de second plan) ne m’a demandé plus d’explication. Etonnant, non ?
    Quand j’entends Madame la Ministre, au début de l’émission, rappeler que l’une de ses premières actions lors de sa prise de pouvoir a été de s’intéresser à ses «fameuses images à caractère pédopornographiques», je tombe de ma chaise.  Avec l’âge, j’ai acquis la désagréable impression que politique est un métier difficile et compte tenu des échéances électorales, certains sont plus enclin de s’attaquer aux conséquences et non aux causes. C’est exactement ce que je vois avec la pédophilie et l’Internet. On préfère mettre des moyens énormes, une pression fantastique, perdre un temps précieux à vouloir essayer de CONTROLER le système en le filtrant, plutôt que d’essayer de le MAITRISER. Oui, Madame le Ministre, je vous le redis car je ne suis pas certain de ne pas être coupé au montage. Je ne suis pas d’accord avec vous. Le premier rempart des pédophile n’est pas (ou ne devrait pas être) les PARENTS, mais LES ENFANTS. J’ai d’ailleurs été surpris que vous ayez tenté de m’expliquer pendant le plateau que, quand même, les parents sont essentiels … etc … Bien sur qu’ils le sont et je ne dis pas le contraire. Je dis qu’à priori, les parents ont une durée de vie plus limitée, du moins on peut l’espérer, que celle des enfants et que ces derniers seront un jour seuls face aux problèmes. Voulons-nous en faire des assistés, qui se retourneront vers le gouvernement quand leurs parents ne seront plus ou ne sauront plus faire face ?
  • Associations : pas grand chose à dire, si ce n’est que la très belle conclusion de l’émission provient d’une association. Indubitablement l’un des acteurs essentiels du dispositifs, apte à nous tenir éveillé et à « panser les plaies » en attendant une véritable prise de conscience et une action juste. Un travail admirable qu’il convient de saluer, comme je salue celui de ceux chargés de lutter contre ce mal … mais un travail qui pourrait être bien plus efficace s’il était un tant soit peu partagé et plus collectif. La clé pour moi est vraiment de travailler ENSEMBLE à tenter de contrôler ce problème, puis à le MAITRISER.

Alors ?

  • Et si nous avouerions que nous n’avons pas une réponse suffisante ? loin s’en faut,
  • Et si nous acceptions enfin que personne n’ait le monopole de la réponse appropriée et de la connaissance du problème, ni même des réponses à apporter ?
  • Et si nous comprenions que la solution n’est pas dans une réponse « network centric » (ie: régalienne) à un mal et un problème qui est de nature « user centric » ? Si beaucoup de choses peuvent s’appréhender de cette façon, la pédophilie est beaucoup plus complexe et délicate,
  • Et si nous imaginions un dispositif différent, associant intelligemment, toutes les personnes de bonne volonté et en comprenant que face au danger, il n’y a pas de chasse gardée et de tabou. La police doit savoir et pouvoir se faire aider … mais aider juste. L’éducation doit absolument s’améliorer, face aux enjeux du numérique et c’est aussi l’affaire de tous.

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15 Comments

Francois Druel

avril 7th, 2010

Je n’ai pas vu l’émission (pas le temps et pas la télévision) mais à te lire j’ai l’impression qu’encore une fois on confond la forme et le fond. On veut éviter les abus d’expression et on diabolise le média.

Diabolise-t-on les DVD sous prétexte que Marc Dorcel innonde le marché avec des productions aussi prestigieuses que « l’infirmière a des gros lolos » ou ce chef d’oeuvre absolu qu’est « Nina l’avale profond » ? Non ! Diabolise-t-on le livre sous prétexte qu’Hitler publie Mein Kampf ? Non plus. Diabolise-t-on le cinema qui pourtant permet des navets dans le genre de « Mon curé chez les nudistes » ? Encore moins…

J’aimerais comprendre pourquoi ce qui ne pose pas problème dans la vie non numérique excite tout le monde quand il s’agit d’Internet ? Dans la vie non numérique, ce n’est pas le DVD ou le cinéma ou le libre qu’on diabolise : on se contente de pourchasser les contrevenants aux règles et ça ne fait faire de gorges chaudes à personne.

Qu’un gamin se balade rue Gaudot de Mauroy et il aura des surprises s’il franchit le pas de certaines portes à rideaux… on ne ferme pas ces commerces que je sache.

Bref, arrêtons de tout confondre et de pousser des cris d’orfraies quand ce n’est pas la peine.

F

[...] This post was mentioned on Twitter by Christophe Cuq. Christophe Cuq said: Un vrai article de fond, qui donne matière à réfléchir et dépasser le #célafotauternetkipue http://bit.ly/9zxPqc merci @jmplanche [...]

Francois 2

avril 9th, 2010

Si Gérard Faier était encore parmi nous…

… il nous démonterait aisément cette grande manipulation qui consiste a projeter des leurres sur un sujet sensible et très affectifs en pâture.
Pendant ce temps, sous le niveau de la mer, les vrais enjeux s’organisent pour faire de cet univers une rente de situation nouveau look… tout en faisant payer le mouton pour ce qu’on lui va lui revendre encore par la suite…
Il serait grand temps de cesser de regarder la main du que vous présente le prestidigitateur, pour s’occuper de ce que fait celle dans le dos…

Ha… on me signale dans l’oreillette une erreur inexcusable du webmaster qui a publié la nécrologie de Majax avant l’heure…

Désolé ;-)

[...] normal de trouver autant d’incompétence et de génération de risque chez des acteurs insuffisamment responsables, censés s’adresser aux plus faibles / fragiles [...]

Michelle

avril 20th, 2010

[...] This post was mentioned on Twitter by Christophe Cuq. Christophe Cuq said: Un vrai article de fond, qui donne matière à réfléchir et dépasser le #célafotauternetkipue http://bit.ly/9zxPqc merci @jmplanche [...]

[...] Il faut dire que les auteurs, Barbara Fontar et Elodie Kredens, sont parties sans a priori quant à la définition du terme danger et sur la hiérarchie, une méthodologie appréciable en ces temps de lutte anti-Hadopi et de reportages racoleurs. [...]

Desirade

avril 25th, 2010

Je me demande combien de pédophiles ont regardé cette émission en se marrant.

Patrick

avril 25th, 2010

Je n’ai pas vu l’émission (pas le temps et pas la télévision) mais à te lire j’ai l’impression qu’encore une fois on confond la forme et le fond. On veut éviter les abus d’expression et on diabolise le média.

Diabolise-t-on les DVD sous prétexte que Marc Dorcel innonde le marché avec des productions aussi prestigieuses que « l’infirmière a des gros lolos » ou ce chef d’oeuvre absolu qu’est « Nina l’avale profond » ? Non ! Diabolise-t-on le livre sous prétexte qu’Hitler publie Mein Kampf ? Non plus. Diabolise-t-on le cinema qui pourtant permet des navets dans le genre de « Mon curé chez les nudistes » ? Encore moins…

J’aimerais comprendre pourquoi ce qui ne pose pas problème dans la vie non numérique excite tout le monde quand il s’agit d’Internet ? Dans la vie non numérique, ce n’est pas le DVD ou le cinéma ou le libre qu’on diabolise : on se contente de pourchasser les contrevenants aux règles et ça ne fait faire de gorges chaudes à personne.

Qu’un gamin se balade rue Gaudot de Mauroy et il aura des surprises s’il franchit le pas de certaines portes à rideaux… on ne ferme pas ces commerces que je sache.

Bref, arrêtons de tout confondre et de pousser des cris d’orfraies quand ce n’est pas la peine.

F

Eric

avril 26th, 2010

[...] This post was mentioned on Twitter by Christophe Cuq. Christophe Cuq said: Un vrai article de fond, qui donne matière à réfléchir et dépasser le #célafotauternetkipue http://bit.ly/9zxPqc merci @jmplanche [...]

Simon

avril 26th, 2010

Je n’ai pas vu l’émission (pas le temps et pas la télévision) mais à te lire j’ai l’impression qu’encore une fois on confond la forme et le fond. On veut éviter les abus d’expression et on diabolise le média.

Diabolise-t-on les DVD sous prétexte que Marc Dorcel innonde le marché avec des productions aussi prestigieuses que « l’infirmière a des gros lolos » ou ce chef d’oeuvre absolu qu’est « Nina l’avale profond » ? Non ! Diabolise-t-on le livre sous prétexte qu’Hitler publie Mein Kampf ? Non plus. Diabolise-t-on le cinema qui pourtant permet des navets dans le genre de « Mon curé chez les nudistes » ? Encore moins…

J’aimerais comprendre pourquoi ce qui ne pose pas problème dans la vie non numérique excite tout le monde quand il s’agit d’Internet ? Dans la vie non numérique, ce n’est pas le DVD ou le cinéma ou le libre qu’on diabolise : on se contente de pourchasser les contrevenants aux règles et ça ne fait faire de gorges chaudes à personne.

Qu’un gamin se balade rue Gaudot de Mauroy et il aura des surprises s’il franchit le pas de certaines portes à rideaux… on ne ferme pas ces commerces que je sache.

Bref, arrêtons de tout confondre et de pousser des cris d’orfraies quand ce n’est pas la peine.

F

Ian

avril 26th, 2010

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Dave

avril 27th, 2010

Je n’ai pas vu l’émission (pas le temps et pas la télévision) mais à te lire j’ai l’impression qu’encore une fois on confond la forme et le fond. On veut éviter les abus d’expression et on diabolise le média.

Diabolise-t-on les DVD sous prétexte que Marc Dorcel innonde le marché avec des productions aussi prestigieuses que « l’infirmière a des gros lolos » ou ce chef d’oeuvre absolu qu’est « Nina l’avale profond » ? Non ! Diabolise-t-on le livre sous prétexte qu’Hitler publie Mein Kampf ? Non plus. Diabolise-t-on le cinema qui pourtant permet des navets dans le genre de « Mon curé chez les nudistes » ? Encore moins…

J’aimerais comprendre pourquoi ce qui ne pose pas problème dans la vie non numérique excite tout le monde quand il s’agit d’Internet ? Dans la vie non numérique, ce n’est pas le DVD ou le cinéma ou le libre qu’on diabolise : on se contente de pourchasser les contrevenants aux règles et ça ne fait faire de gorges chaudes à personne.

Qu’un gamin se balade rue Gaudot de Mauroy et il aura des surprises s’il franchit le pas de certaines portes à rideaux… on ne ferme pas ces commerces que je sache.

Bref, arrêtons de tout confondre et de pousser des cris d’orfraies quand ce n’est pas la peine.

F

Charles

avril 27th, 2010

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Jeff

avril 27th, 2010

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[...] Il faut dire que les auteurs, Barbara Fontar et Elodie Kredens, sont parties sans a priori quant à la définition du terme danger et sur la hiérarchie, une méthodologie appréciable en ces temps de lutte anti-Hadopi et de reportages racoleurs. [...]

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